decouvrir ville vue aerienneLa ville de Saint Jean de Védas connaît de profondes évolutions. L'émergence d'un nouveau quartier -Roque Fraïsse- portera le nombre d'habitants à 15 000 à l'horizon 2020. Le petit village est désormais devenu une ville...

La ville est construite de part et d'autre de la route départementale RD613. Le vieux village -méconnu de l'extérieur- garde toujours son âme et son cachet. Le développement de la ville n'a pas non plus empêché de garder des lieux naturels où se ressourcer.

Histoire

Les origines du nom de Saint Jean de Védas demeurent jusqu'à ce jour inconnues. Cependant, on situe aux environs du XIe siècle la première mention de Villa de Védatio, qui signifie ferme de Védas, dans les actes du Cartulaire de Maguelone.

Le Château des Seigneurs de Saint Jean, situé sur l'emplacement de l'actuelle place Victor Hugo, est à l'origine de la formation du centre du village. En effet, du XIe au XXe siècle, les bâtiments ont été édifiés autour du château seigneurial. Sur les terrains qui constituaient la commune de Saint Jean de Védas existaient jusqu'à la Révolution de 1789 deux juridictions : celle de Saint Jean et celle du Terral.

Le domaine du Terral était la propriété des Evêques de Maguelone depuis le IXe siècle.

Ce château, placé au centre du domaine, était à l'origine un château fortifié. Plusieurs fois détruit par les guerres, il fut à chaque fois reconstruit ; les bâtiments actuels ne représentent qu'une faible partie de l'ancien château.

En 1789, le domaine est saisi comme bien national et vendu à Joseph Cambon, député à la Convention et adversaire de Robespierre ; il restera la propriété de ses héritiers jusqu'à son acquisition par la municipalité en 1983.

Il abrite actuellement la salle des mariages, l'école municipale de musique et une salle de spectacle de 400 places, le Chai du Terral.

La vie économique était alors essentiellement tournée vers l'agriculture.

Jusqu'au XVIIIe siècle, ce sont les cultures de céréales, d'oliviers, les prairies et dans une faible mesure la vigne, qui constituent le paysage agricole.

Les différentes productions servaient à satisfaire les besoins des habitants et des animaux, vaches, chevaux mais surtout moutons.

Les vignes apparaissent au XVII et XVIIIe siècle, le vin récolté étant destiné principalement à la vente.

Les taillis de chênes occupent une surface importante, le bois coupé sert au chauffage mais aussi à cuire le pain dans le four communal.

Autre source de revenus et d'occupation dès 1500 pour les Védasiens, l'exploitation de carrières de pierre. La pierre calcaire de Saint Jean de Védas était très réputée et a connu une grande renommée jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Cette ancienne carrière est située à quelques centaines de mètres du vieux village. Acquise récemment par la commune, elle deviendra un espace public de loisirs et de détente.

En 1861, la population s'élevait à 650 habitants ; bergers, laboureurs, vignerons, traceurs de pierre, cordonniers, forgerons, tels furent les métiers des anciens Védasiens.

L'abolition du régime seigneurial entraîne pour les paysans de profonds changements, les juridictions disparaissent et Saint Jean devient une seule commune. En 1852, le Maire et son adjoint prêtent serment à la Constitution et fidélité à l'empereur.

Le village vit au rythme des semences et des récoltes ; il compte environ 680 habitants qui exploitent 479 hectares de terres labourables et 378 de vignes.

En 1869, la ligne de chemin de fer Montpellier-Paulhan est inaugurée, avec un arrêt à Saint Jean.

La gare est toujours visible en allant du centre du village vers Saint Jean le sec.

L'éclairage municipal se limite alors à deux réverbères à pétrole et l'alimentation en eau se fait à partir des sources et ruisseaux grâce à une noria à manivelle.

La guerre franco-prussienne de 1870 touche la commune, 69 Védasiens âgés de 25 à 40 ans sont mobilisés dans le corps des " Francs tireurs de l'Hérault " et les chevaux sont réquisitionnés.

La commune reçoit, pour sa défense, 55 fusils à piston et à baïonnette.

La guerre terminée, c'est la crise viticole qui frappe Saint Jean. Il faut replanter le vignoble détruit par le phylloxéra, soit 392 hectares.

À l'aube du XXe siècle, la commune compte 883 habitants et commence à s'équiper.

On construit la première école et la mairie dans le château avant que ce dernier ne soit détruit pour cause de menace d'effondrement ; à son emplacement, la première place publique voit le jour.

Priorité est donnée aux équipements indispensables : adduction d'eau, éclairage public, ligne télégraphique.

Les deux guerres mondiales n'épargnent pas Saint Jean et le tribut payé est de 21 morts pour la première et 9 pour la seconde. Lors de cette dernière, les Allemands occupent la commune et s'installent dans les châteaux du Claud et de la Lauze.

La population évolue peu, 876 habitants en 1922, 956 en 1939, 986 en 1949, avec une forte immigration espagnole des environs de Murcia.

L'économie est toujours orientée vers l'agriculture mais la vigne est devenue l'activité principale. Les paysans de cette époque vont connaître des temps difficiles avec une épidémie de fièvre aphteuse puis la sécheresse et le gel de 1956.

Mais Saint Jean commence à se développer avec la proximité de Montpellier. En 1961, on compte 2050 habitants et l'évolution démographique va dès lors être rapide.

L'arrivée des rapatriés d'Algérie en 1962 va entraîner un véritable boom économico-social.

L'agriculture va disparaître pour laisser la place à de nouvelles activités de type industriel, artisanal ou tertiaire. Saint Jean va profiter du développement de Montpellier, les terres agricoles vont s'urbaniser ; le nouveau Saint Jean de Védas est né.

Les années 80 vont marquer le fort développement de la commune, tant au niveau démographique qu'économique. La population passe de 4300 habitants en 1982 à 5200 habitants en 1990 puis à 8960 habitants en 2013.

La commune abrite actuellement plus de 950 entreprises.

Les maires de la commune

  • ROUVIÉRE François 1792-1795
  • Administration Cantonale 1795-1800
  • MURAT François 1800-1804
  • EUZET Antoine 1804-1808
  • VIDAL François 1808-1830
  • CAMBON Théodore 1830-1834
  • EUZET Philibert 1834-1837
  • DELMAS Pierre 1837-1840
  • CHAPEL Jean-Jacques 1840-1848
  • ALBAGNAC Marius 1848-1865
  • ROUVIÉRE François 1865-1870
  • DONNAT Pierre 1870-1874
  • BOSC Jean-Baptiste 1874-1876
  • DONNAT Pierre 1876-1884
  • CHAPEL Célestin 1884-1892
  • RIEUSSET Jean 1892-1896
  • OMBRAS Marius 1896-1908
  • MARTIN Hyppolyte 1908-1919
  • BOURCIER Antoine 1919-1925
  • PONS Camille 1925-1935
  • VALAT Etienne 1935-1944
  • BOYER Gratien 1944-1963
  • VALAT Georges 1963-1971
  • PATOUX Etienne 1971-1973
  • ALCOUFFA René 1973-1983
  • De BOISGELIN Charles 1983-1989
  • ATLAN Jacques 1989-2009
  • GUIRAUD Isabelle 2009-

Population

En 2009, Saint Jean de Védas compte 8818 habitants, soit une densité de 684,1 habitants au kilomètre carré.

En 41 ans, la commune a gagné 6732 habitants.

Les jeunes et les seniors

Les jeunes sont nombreux sur la commune. Les moins de 29 ans représentent 35% de la population, alors que les personnes de plus de 65 ans ne représentent que 16,27% de la population.

Les logements

La commune comprend 3554 logements. Le parc de logements est plutôt récent.

La grande majorité des résidences principales est la propriété de son occupant (94,5%).

La population active

Sur les 8818 habitants, 5839 personnes sont actives (2872 hommes et 2967 femmes).

À la date du recensement, 389 de ces actifs recherchent un emploi et 3696 travaillent.

À cette même date, le taux de chômage sur la commune est de 9,5%.

Contact

Mairie de Saint Jean de Védas

4 rue de la Mairie
34430 - Saint Jean de Védas
Téléphone +33 (0)4 67 07 83 00

  Matin Après midi
Lundi 8h30 à 12h 14h à 17h
Mardi 8h30 à 12h 14h à 17h
Mercredi 8h30 à 12h 14h à 17h
Jeudi 8h30 à 12h 14h à 17h
Vendredi 8h30 à 12h 14h à 17h

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