“A l'occasion de la création du comité de jumelage,Thierry Sabatier fonde avec Claude Lugagne la Peña Lou Terral. C'était en 1990. Plus de 1 000  concerts plus tard se pose une question : comment raconter 25 ans de fête, de rencontres, d'amitié, de répétitions, de musiciens ?

Il faudrait parler de l'inauguration du tramway et d'un Georges Frêche hilare qui s'empare de la baguette pour tambouriner sur la grosse caisse  pendant la chanson Viva España. Il faudrait rappeler que la Peña a joué devant des millions de téléspectateurs d'Antenne 2 pour le Téléthon à Montpellier au début des années 1990.

200 : c'est environ le nombre de morceaux de son répertoire. Des marches militaires classiques aux plus débridés des tubes des années 80, en passant par les musiques actuelles, elle a de quoi intervenir en toutes occasions !

Mentionner aussi que le 1er mai dernier pour la féria d'Azille, ils ont joué la messe sévillane pour la bénédiction des chevaux dans une manifestation qui rassemble jusqu'à 30 000 personnes. Saluer l'accueil inouï, incroyable des habitants de Librilla quand la Peña est venu jouer pour leur fête locale.

C'est ce moment qui a le plus ému Florence Cambié, présidente de l'association depuis 2014. "Tous les habitants mais vraiment toute la population nous accueillait les bras ouverts. Il n'y a pas de mots pour décrire cet élan de générosité et c'est vraiment la musique qui apporte ça".

Les copains d'abord

Et si sur ces 25 ans d'histoire, le maître mot n'était donc tout simplement pas l'amitié ? "A la base, une peña signifie un groupe d'amis qui partage une passion, insiste Benoît Sabatier, qui est le seul à jouer sans interruption depuis le début. Et pour nous, l'amitié est primordiale". C'est aussi   pour cette raison que -alors que le nombre de fanfares a explosé ces dix dernières années- eux tiennent à rester une Peña.

Après certaines années passées avec 70 contrats, ils font en moyenne entre 35 et 40 dates sur l'année. Carnaval, fête traditionnelle ou populaire,  elle est demandée dans tout le sud de la France. Sans compter les fêtes que les musiciens de la formation se font entre eux. Mais ça, c'est le véritable ciment invisible de la Peña Lou Terral.